Jeudi 15 mai 2008
Cela fait deux années que les histoires de galères, me poussent vers la sortie... mais têtu comme un Catalan et fiers comme un Toulousain, je m'obstinais à persévérer vers la quête du plaisir sportif ! Après avoir cassé ma roue à Castres, je crevais le jeudi suivant au bout de 20km de course à Colomiers... avant de devoir m'arrêter, je faisais quand même une prime (20euro en bon d'achat à Culture Vélo, merci à eux...) ! Un coup de bol : alors qu'Anthony Gimet tentait de s'échapper, je faisais de même. Je le rattrapais puis je roulais espérant creuser l'écart... je passais donc en tête sur la ligne, ce qui me donnait droit à cette fameuse prime !
Pour la petite histoire, je crevais quelques kilomètres plus loin (photo ci-contre)... et pour terminer, c'est Sylvain, mon Président qui est allé la chercher puisque j'ignorais avoir remporté celle-ci...
Je mettais donc le dossard à la course en ligne entre Revel et Montastruc... sous les conseils de ma Vivi qui voulait voir un sourire à la fin d'une course ! Alors, j'étais bien décidé à aller au bout !! Je retrouvais au départ Clément S. qui me lançait : "Renaud, on fait le départ comme on a dit " !! Je rigolais car lui en était capable mais moi... cela fait 15 jours que je ne dépassais pas l'heure de selle...
La course était belle, vivante, roulante, vallonnée... je m'échappais dans la bosse de Caraman. Je ne l'avais pas prémédité mais j'étais heureux de rouler là je m'amusais beaucoup en Triathlon... tout un symbole. Bien sûr j'étais repris et bien sûr, j'explosais dans la dernière côte... pas grave l'arrivée n'était plus qu'à un kilomètre... Clément tentait bien de me ramener mais je n'avais plus de jus dans le moteur... désolé Clément !! D'ailleurs, je pense que je n'aurai pas dû faire 100km la veille... mais j'avais tellement peur de ne pas finir cette énième course, que j'ai pris le risque de rouler beaucoup la veille... c'est con mais c'est tellement moi !!! J'ai enfin terminé une course (57ème sur 120 au départ) et heureux d'avoir vaincu le mauvais signe indien !
Par VALETTE
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Lundi 28 avril 2008
Bien sûr, j'aurai pu débuter ce petit commentaire par me plaindre de n'avoir pas de chance depuis près de 2 ans... Bien sûr, j'aurai pu avoir toutes les raisons d'être dégoûté et de me laisser aller à des phases du style : j'arrête le vélo ! Y en a marre du sport ! Et bien sûr, j'aurai pu pleurer sur mon sort de "petit athlète" sans prétention et sans ambition... Mais pour le coup, même si je suis très déçu de ma prestation d'hier à Castres lors de la Ronde Castraise (146km), la malchance a encore frappé et cela ne fait plus rien car finalement, on s'habitue même à ce genre de choses.
Toute cette histoire commençait le samedi, ce qui aurait dû m'alerter... en général la veille d'une course j'aime bien faire les derniers réglages avec le matos de course, et je retrouvais donc mes roues de compétition. Dès que j'enfourchais le vélo, j'ai eu l'impression que ma roue arrière flottait. Je m'arrêtais et constatais qu'elle n'étais pas voilée mais que l'axe de la roue était dévissée et je comprenais du coup, les mauvaises sensations de Luc à qui j'avais prêté ma roue sur le Duathlon de Muret... Après avoir revissé le tout, je continuais la sortie...
Au bout de quelques kilomètres, c'était au tour du compteur de toucher le capteur... j'ai pensé à mon doigt et je me suis arrêté pour arranger la chose. Au bout d'un moment, cela touchait à nouveau : j'enlevais le compteur ! La roue avant ne semblait aimer mes sprints et autres changements de rythme... elle ne semblait pas assez rigide pour ce type d'effort, je refléchissais à changer les rayons pour en mettre des plus rigides et plus costauds...
Le lendemain matin, levé à 6hpour un départ à 7h direction Castres. Avec moi, Virginie avait bien voulu faire le déplacement, sachant qu'après l'épreuve, nous allions retrouver son amie Magalie ! Je retirais le dossard, me changeais et me rendais sur la ligne de départ où je retrouvais Eric, Mickael et un coureur ruthénois, Laurent. L'ambiance était bonne, détendue et conviviale... tout ce que j'aime quoi.
Le départ donné, je retrouvais Jean Marie, mon cycliste préféré qui a le talent et surtout la force de courir parmi nous, avec un seul bras... Jean Marie fauché par une voiture, il y a quelques années en arrière, a perdu ce jour-là un bras mais a gagné le respect de beaucoup de personnes qui le croisent. En plus d'avoir beaucoup de talent, c'est quelqu'un de très agréable et de très gentil ! A peine le temps de lui dire "bonjour" qu'il s'échappait avec un autre coureur... le peloton emmené par Nicolas JALABERT ne restait pas très loin. Ce dernier à l'avant me demandait si nous ne devions pas rouler... je rigolais et lui répondais : "Vous je pense que vous pourriez mais moi je n'ai pas votre talent alors je préfère rester tranquille"... Nicolas souriait à ma phrase... et moi, j'étais tout fier d'avoir parlé au frère de mon idole !!
La première ascension arrivait vite et je ne me sentais pas encore très chaud... on allait voir ! Cette première ascension était très rapide, je tenais le coup parmi la tête du paquet, jusqu'à environ 500m du sommet... je sautais et retrouvais un groupe qui revenait en bas de la descente... Ouf, la première bosse était passée sans trop de casse puisque j'avais géré préssentant que cela allait rentrer. Dans la vallée, notre cheminement était contré par un fort vent d'Autan... je restais donc dans les roulettes avec plusieurs connaissances comme David PERILLAUD (le futur vainqueur), Jean Marie,
Mickael et Romain SMET (un coureur Elite d'Albi VS)... bien caché, je sentais les bonnes sensations venir.
Peu après le joli village de Vabre situé à 45km du départ, nous débutions la seconde ascension. Nicolas JALABERT en tronche comme on dit en cycliste, réalisait le gros du travail. Cette fois-ci j'avais décidé de garder la "Grosse plaque" car cela montait fort ! Tout se passait bien  puisque les sensations étaient meilleures qu'au débutet c'était à ce moment là que roue avant, cassait au niveau du moyeu ! Cette jolie cyclosportive s'arrêtait donc ici pour moi... pas de chance ! Je revenais sur au ravitaillement parmi l'équipe organisatrice qui me redescendait quelques minutes plus tard... Je voyais donc cette organisation du côté des coulisses et cela était bien sympa même si j'aurai préféré aller au bout tant j'avais pris du plaisir jusqu'ici !
Pas de bol, ma roue est foutue après seulement 3 courses... les galères continuent mais bon, le seul truc qui est dommage, c'est que j'aimerai profiter de ma forme actuelle pour m'amuser un peu plus longtemps. Malheureusement, pour le moment, tout ne marche pas comme je le voudrai... il y a bien plus grave dans la vie... tout comme il existe des choses positives à toute aventure et la qualification du STADE TOULOUSAIN en finale de la Coupe d'Europe, fait partie des choses qui m'ont rendu heureux ce WE. Ils ont été GEANTISSIMES !!!! Bravo à eux !!

Photo : on voit un peu le moyeu fendu dans la diagonale (à gauche de l'attache rapide) et qui a libéré 3 rayons (entre mes doigts), voilant ainsi toute la roue...


Par VALETTE
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Mardi 15 avril 2008
Dimanche dernier, je prenais le départ de la Cyclosportive "L'Auscitaine" avec mon Ami Duffy... C'est d'ailleurs lui qui m'avait convaincu quelques jours plus tôt, de venir avec lui.  Nous étions 136 à vouloir parcourir les quelques 130km d'un circuit avec 1.500m de dénivelé. Il faisait terriblement froid sur la ligne de départ et une fois les chevaux lâchés, c'était sympa d'être au chaud dans le peloton. Le ciel était bleu ; le Soleil brillait ; et les Pyrénées, en toile de fond, nous attendaient... bienvenue dans le Gers !

Bien sûr, après quelques kilomètres, il y a eu une belle gamelle juste à côté de moi... je dis "bien sûr" car c'est un vrai exercice que d'évoluer dans un peloton et certains novices qui s'y essaient, ne sont jamais déçus du voyage ! A qui la faute ? A celui qui n'a pas peur de frotter et de bousculer ceux qui sont effrayés par ces mouvements intempestifs ? Ou bien à celui qui a peur et ne sait pas se placer ? A vous de juger... pour ma part, quand je suis placé là où je veux, c'est-à-dire dans les 15 premiers, je ne mets jamais trop loin des "portes de sortie" du peloton, les extérieurs...
Nous voilà partis... je remontais tranquillement le peloton. Placé dans les 15 premiers, j'avais prévu d'attendre 50km avant de mettre le nez à la fenêtre. Je restais donc planqué dans le peloton, voyant certains comme Olivier Delmas, allumer la course... les routes étaient larges, belles et si je ne m'étais pas écouté, j'aurai bien placé quelques attaques... mais bon, j'avais décidé de rester raisonnable et cela n'était pas plus mal au final.
On enchaînait les longues bosses bien roulantes... je les grimpais sur un 53/19 ou 53/21 dans la roue d'Henrik Sobinski... un des grands coureurs de la région. Quand j'ai débuté la compétition, Henrik fi gurait parmi l'élite alors, être dans sa roue était un vrai honneur pour moi. Il me rappelle Gaël Moreau, un vieille ami... les mêmes mollets et cette même puissance dans les côtes... enfin bref, bien calé dans le peloton, les côtes s'enchaînaient bien pour moi ; les jambes tournaient "rond".
Après avoir passé les 50km, tout allait bien à tel point que je plaçais une attaque dans l'ascension suivante... comme au bon vieux temps ! Bien sûr, ceux qui me connaissent, savent que mon sprint n'est en rien redoutable et je ne faisais pas un trou énorme entre le peloton et moi ; mais bon, j'étais content d'en avoir placé une. Malheureusement pour moi, je payais cet effort dans l'ascension suivante où, d'un seul coup, le peloton accélérait. Mal placé, je lâchais 1m, 2m, 3m... "non, non, non" me disais-je "tu ne dois pas lâcher maintenant"... Je perdais une dizaine de mètres bêtement et réalisais un gros effort pour revenir dans la descente. Et c'est la même chose que le sprint, moi en descente, c'est peu comme mon frère en bosse... une nullité ! Mais les enseignements de Thierry me servaient et je recollais ! Ouf !
Je craignais la montée suivante et, ne souhaitant pas m'étendre sur le sujet, je repartais à l'attaque... il fallait bien se faire mal aux jambes un peu !!! Quelques uns des coureurs du peloton me rejoignait et nous nous sommes mis à rouler très fort car un groupe de 6 était juste devant nous. Sous l'impulsion d'Henrick Sobinski, tout le monde collaborait (ou essayait)... impossible de revenir... encore des bosses... bien placé, je souffrais moins... ça roulait... je roulais avec plaisir jusqu'à 10km de l'arrivée où se profilait une dernière bosse... ceux qui s'étaient préservés sur plat, attaquaient ceux qui avaient roulé... je perdais 1m, 2m, 3m... "non, non, non" me disais-je "je ne peux pas lâcher ces putains de mecs qui n'ont pas roulé". Je me retrouvais avec un autre gars qui comptait parmi ceux qui avaient roulé. Je l'encourageais "On va revenir sur eux ! On va revenir sur eux !"
Au sommet de la bosse, nous n'avions qu'une cinquantaine de mètres de retard... et nous n'étions pas avard d'efforts pour rentrer... et petit à petit, l'écart diminuait..."On rentre ! On rentre ! " lui disais-je ... et nous sommes rentrés ! Ouf ! Je serrais la main de mon collègue tout heureux d'être rentré, avant d'ajouter : "Là, la logique voudrait qu'on leur en mette une !" mais mon collègue du jour m'avouait "moi je n'en peux plus !" Sur ma lancée, je remontais le groupe et plaçais une accélération au niveau des 4 derniers bonhommes... bien sûr, mes qualités de sprinteur n'avait pas plus évolué que précédemment... le groupe revenait sur moi... " C'était pour rire !" leur avouais-je... mais, peu convaincu de ma boutade, le groupe en remettait une couche dans la mesure où nous étions à 1 km de l'arrivée... je restais derrière avec un Breton du nom de Mickael (Eric le
connaît bien) qui rigolait bien de voir les autres se disputer le sprint de la 9ème place d'une cyclosportive... tout un symbole !
Au final, je terminais 20ème de l'épreuve à plus de 37km/h de moyenne. Nous étions en course pour la 9ème place et je finissais 9ème de ma catégorie (7 d'entre eux figuraient dans mon groupe...). Mais ce qui compte le plus à mes yeux, c'est vraiment le plaisir que j'ai pris à rouler sur ce magnifique parcours ; c'est le plaisir que j'ai pris à profiter de ce temps magnifique qui nous a laissé entrevoir les Pyrénées ; et c'est le plaisir que j'ai ressenti à rouler dans un petit groupe d'échappée. J'avais oublié ô combien le vélo pouvait être enivrant de plaisirs simples mais grands... à croire qu'une 2ème jeunesse est possible !
Par VALETTE
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Vendredi 28 mars 2008
A chaque fois qu'une jolie histoire se profile à l'horizon... je la loupe !
A chaque tentative d'auto-persuasion... je me plante !
Et à chaque réveil... je me persuade que cela va changer...

A l'issue du dernier article qui présentait ma énième tentative pour finir la course de Força Real, j'étais motivé "comme un cadet" ! D'ailleurs,  je m'étais bien entraîné toute la semaine en pensant à ce col qui domine le joli village de Millas... j'étais même prêt à franchir la ligne d'arrivée à pied... tout cela me semble bien ridicule aujourd'hui... je n'ai pas fait le déplacement car je n'avais pas le coeur à cela. Pourtant tout était prévu pour que je me présente au départ et que je m'amuse un peu à grimper plutôt qu'à envoyer des braquets de grosses cuisses... Mais le temps ne se rattrape jamais et courir après lui ne sert qu'à renforcer l'idée d'impuissance face à lui...
Je ne suis plus ce jeune adolescent qui aimait mettre un dossard tous les WE, partir à l'aventure d'une course et se faire mal aux jambes pour une énième place du fin fond du classement général en pensant : "Wouah, qu'est-ce que je suis fort !". Non, ces rêves-là sont définitivement partis en fumée avec cette non-participation... Tout s'est évanoui sans que je puisse y faire quoique ce soit. Même l'idée d'une vie parfaite dans une famille parfaite avec des parents parfaits et un frère parfait, s'est envolée...
Je m'attaque à eux car si je n'ai pas pris le départ de cette fameuse course, c'est bien à cause d'eux. Aussi méchant et indésirable suis-je devenu à leurs yeux, je ne peux que faire le constat d'une rupture... ou comme me l'a dit Laurent lorsque je me confiais à lui, d'une (re)naissance : celle d'un jeune adulte qui se construit avec Virginie à travers ses projets amoureux, sportifs et professionnels.
Peut-être qu'en voulant à tout prix participer à cette course, je cherchais à attirer un peu leur attention et leur estime... mais comme je le disais plus haut, rien ne sert de courir après quelque chose que l'on ne contrôle pas et que les autres ne veulent pas vous donner... comprendre cela, c'est peut-être devenir un peu adulte... et à nouveau les mots de Laurent me reviennent en tête : "tu ne peux pas les changer ! Ils sont comme ils sont et ils ont fait ce qu'ils ont pu avec toi...alors pense à toi, Virginie et à ceux qui comptent aujourd'hui" !!! Après coup, il a raison mon Lolo !
Avant hier, je cherchais à être l'enfant idéal que chaque parent attend d'avoir... hier, je tentais d'exister aux yeux de ceux que j'aimais... et aujourd'hui, je dois apprendre à être cet adulte qui doit penser à lui, à Virginie et à ceux qui naîtront de notre Amour... A force d'y croire, je devrais bien pouvoir y arriver...

PS : quelques nouvelles de mon doigt... la cicatrisation est presque terminée et j'arrive pratiquement à le plier... c'est magique !
Par VALETTE
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Mardi 18 mars 2008
Avec le temps, on ne retient souvent que les bonnes choses... je ne me rappelais plus trop  ô combien cela pouvait faire mal d'être borduré... ou bien, comment c'était difficile d'être à fond sur les pédales et se retrouver à 100m de la tête du peloton... J'ai la mémoire courte et la course de Nohic s'est fait un plaisir de me le rappeler...
Nous étions près de 170 coureurs au départ du Grand Prix d'ouverture de Nohic. Et pour être franc, j'appréhendais cela car, rares ont été les courses depuis 5 ans, où je devais rouler au sein d'un aussi gros peloton. Là, il me fallait  me réhabituer et vit nohic160308_2.jpg e... d'entrée sur le tour de reconnaissance du circuit, je me mettais dans le rouge pour remonter les places. La route, mouillée voir boueuse à certains endroits, ne me rassurait pas trop alors je décidais de remonter au plus haut parmi les premiers mais, cela s'averait compliquée dans la mesure où je n'étais pas le seul à avoir cette idée... et, sur des chemins de chèvre, il est encore moins évident de revenir devant. Par chance, j'y arrivais tout de même (voir photo) et partais donc en tête dès la course lancée. 
Je vous rassure, je ne restais pas longtemps devant puisque j'étais avalé par des coureurs bien plus rapides et moins peureux que moi... Je me retrouvais en deux tours au fin fond du peloton... la galère ! Impossible de voir le jour ! Alors, parfois je prenais des nouvelles de ceux qui se trouvaient à mes côtés : Olivier Rabani me confiait par exemple, qu'il était content d'avoir effectué 3 tours dans le peloton car l'année passée il s'était fait jeter dès le second passage sur la ligne... Ensuite, je tentais de rouler aux côtés de la Championne du Monde de Cyclo-cross 2007, Maryline Salvetat !! La voyant très concentrée, je n'osais pas la géner... cela m'a rappelé lorsque nous roulions avec Sandrine  (Marcuz Moreau) : quelle force et quelle énergie !  Le vélo Féminin mérite véritablement une meilleure place que celle qu'elle occupe actuellement...
Plus les tours passaient, mieux je me sentais : j'arrivais à enrouler calmement mon 53 dents, je souffrais de moins en moins dans les relances et j'arrivais même à apercevoir la tête de course ! Quel plaisir !  Bien sûr comme un miracle n'arrive jamais seul, la pluie débarquait au bout 1h30 de course... déjà que je n'étais pas très à mon aise , je préférais bâché, attendant des jours meilleurs... avant cela j'avais pu admirer un Eric Malbreil qui  mettait son Kway au coeur d'un peloton secoué par le vent ... "quel acrobate ! " lui lançais-je admiratif !
Voilà, ma première course se terminait là avec un sentiment mitigé : j'étais heureux d'avoir repris et d'avoir pu constaté que je n'étais pas si à la ramasse que cela. Bien sûr, j'ai bien senti le fait de manquer de rythme de course... cardiaquement, j'étais à bloc mais ce qui me rassure, c'est que les jambes tournaient plutôt bien. Après, ce qui me chagrine, c'est de ne pas avoir terminé la course... c'est comme ça, je n'aime pas abandonné les choses en cours mais à 31 ans, on apprend à relativiser les choses alors, préférant rester prudent pour la suite de ma saison, il valait mieux que je m'arrête.
Prochaine course : Força Real ! J'y serai comme à la maison ! Même si je n'ai jamais terminé cette course, il est bienvenu de réparer la choses et je serai heureux d'arriver au sommet ! En plus, je n'aurai pas d'excuse puisque Vivi, mon porte bonheur, sera là ! Avant de terminer, je tiens à remercier mes parents qui étaient venus voir la course ! Malheureusement pour eux, je ne suis pas mon frère : lui ne se serait jamais arrêté à cause de la pluie car, c'était un "dûr au mal" comme on dit chez nous ! nohic160308.jpg
Par VALETTE
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