Dimanche dernier, je participais au Championnat Régional de Contre-la-montre à Fronton, dans la banlieue toulousaine. Je n'avais pas spécialement préparé l'évènement (pas de roue ni de position sépciale, pas de tenue aérodynamique...), j'étais venu là pour m'amuser et faire mon petit tour à 40km/h de moyenne... je réussissais ce petit pari mais finissais loin des premiers qui ont assuré de jolies moyennes proches des 45km/h...
trop fort pour moi ! Je me suis quand même régalé à regarder ces champions sur leur home trainer, suer sang et eau pour se débloquer ! J'ai aussi adoré voir ces chevaliers habillés de leur casque, gants et sur-chaussures en lycra, partir sur leur destriller tout autant maquillé d'un cintre de triathlète, de roues paraculaires ou à batons ! Nous étions 100 participants ce qui prouve que le vélo n'est pas mort et que la disciple plaît aussi. De ma catégorie, je termine 6ème, bien loin derrière de mon Président, Sylvain Dengreville, le vainqueur du jour qui à cotoyer les 45km/h de moyenne... une vraie fusée celui-là ! Mais bon, il nous en avait tellement parlé de ce chrono, que je n'aurai pas compris qu'il ne figure pas sur le podium final... bravo à lui et à Christian, son bras droit, qui finit 2ème (il était obligé de faire cette place s'il voulait gagner le Trophée... un classement sur l'ensemble des épreuves de l'année) et remporte le Trophée final. Ces deux là démontrent bien le fait que l'on peut faire du vélo sans se prendre la tête, tout en rigolant...
J'admire ce contre-pied à la performance... combien de fois ai-je pu profiter de l'instant présent au moment d'une course décisive, d'un objectif ou d'un championnat ? Malheureusement, la réponse est "Jamais"... la peur de me louper, d'avoir mal ou de mal faire, m'ont plus desservi qu'autre chose. Mon frère disait : "Je n'aime pas avoir d'objectif, cela me fait perdre mes moyens"... nous ne sommes pas frère pour rien. La pression, je n'aime pas cela et j'ai toujours eu du mal à l'évacuer... de Nice ou d'Embrun, je ne possède que de mauvais souvenirs. Avec du recul, je suis fier d'avoir réussi ces challenges mais mon coeur reconnaît ne pas en avoir profité suffisamment de ces évènements car après tout le sport n'est qu'un jeu... je suis certain que sans dossard, sans classement, je serai bien meilleur car moins tendu. Mais comment le saurai-je puisqu'il n'y aurait pas de classement ni de temps à battre... voilà bien le paradoxe de la compétition : j'aime ça tout en ayant du mal à le vivre correctement !
C'est aussi pour cela que Titus, Duffy, Jacos et Jean Marc (à qui je pense toujours) m'ont manqué depuis deux ans... même si j'étais tendu au départ d'une compétition, eux savaient me "mettre à 10" et déconner avant le départ... je me vois mal continuer la compétition pour la compétition... je préfère aller m'amuser et m'entretenir comme Dimanche prochain sur le "Tournefeuille Evasion". Je suis en équipe avec Eric, les "grosses cuisses"... je sens qu'il va me faire mal à la gueule celui-là, mais je pense aussi qu'on va bien se marrer, surtout lui car il va devoir m'attendre ! En plus avec ces dernières journées de pluie, la boue sera au rendez-vous... heureusement que je suis passé à Ontario, faire arranger le freinage avant de ma bécanne !
Le sport est un jeu... quelle drôle d'idée !
de temps en temps ; quant à Duffy, avec les qualités qu'il possède dans la discipline, il peut faire mal aux jambes à beaucoup de monde !
titiller et surtout de me faire prendre conscience de mes qualités cyclistes lorsque nous roulions ensemble… je ne verrai plus sa grande carcasse bronzée à souhait, même en hiver, qui me permettait de croire que la jeunesse pouvait être éternelle… et non, je n’aurai plus le plaisir de rire avec lui, pendant un repas quelque peu arrosé, de ce monde qui marche parfois sur la tête. Tout ce que je pourrai faire désormais, c’est de penser à toutes ces choses qui nous ont liées dans la vie.