Vendredi 14 mars 2008
Troisième article en une semaine... jamais je n'avais fait cela !!! Simplement l'actualité impose à réflexion. Avant hier, le dernier poilu est décédé. Lui qui a traversé 3 siècles, impose le
respect avec des faits d'arme inimaginable à notre époque. Je ne connassais pas ce grand monsieur mais sa mort a soulevé plusieurs questions qui m'ont réveillé ce matin : qu'ai-je fait
d'exceptionnel dans ma petite vie en dehors d'avoir trouver l'Amour vrai???? Avant d'oublier, car je vieillis , voici ce qui a marqué ma vie sportive :
- Quels sports ai-je pratiqué ? J'ai débuté par le Judo avant de passer au Rugby, d'enchaîner par le Basket ball, le Cyclisme et le Triathlon. Quelque soit les sports, je me suis toujours bien débrouillé avec de nombreuses victoires en Judo (j'étais le David Douillet de la Région...), une sélection régionale en rugby, un panier mémorable en basket qui a fait lever toute la salle et de belles choses aussi bien en Cyclisme qu'en Duathlon et Triathlon.
- Le Pire souvenir ? Il est encore frais dans ma tête puisqu'il s'agit du Triathlon de Nice. Titus m'avait passé sa combinaison et je prenais le départ avec mon Jacos... jusqu'ici tout va bien. Je me régalais donc en natation (4km) et à vélo (120km) mais au bout de 20km de course-à-pied, j'étais pris de maux d'estomac... impossible de me vider le long de la promenade des Anglais... je traînais donc cette douleur atroce pendant les 10 derniers kilomètres à pied qui me parurent interminables...
- Le Meilleur Souvenir ? Je crois que la plus belle chose que je n'avais jamais vécu de toute ma vie de sport, c'est Embrun... j'étais en pleine forme, l'épreuve était énorme, l'ambiance inoubliable... c'était une aventure extraordinaire du début de la préparation jusqu'au franchissement de la ligne d'arrivée... jamais je n'avais été aussi prêt et heureux de prendre le départ d'un mythe. Ensuite, le contexte était aussi inoubliable puisque je vivais ça avec Vivi ; ensuite c'était la première fois que je roulais dans les Alpes ; enfin je réalisais mon rêve : terminer un Iron Man.
- La Pire défaite ? Bien sûr je crois que le pire souvenir est cette finale du Challenge Mizuno à Castelnaudary où Lionel Ricard m'enlèvais accidentellement ma chaussure au bout de 500m de course-à-pied... ce jour-là , j'ai perdu la tête du classement général du Challenge pour quelques points face à un très costaud Sébastien Sarda qui n'est pas n'importe qui dans le monde du Triathlon. Mais comme le pense mon père, cette défaite était préméditée depuis bien longtemps.
Comme je le disais, j'ai pratiqué le judo. J'adorais ça entre le passage de grade et les compétitions, je me régalais mais deux choses ont freiné mon ascension. La première était cette compétition à la maison du Judo où, faute de combattants de mon âge, je tirais (c'est comme cela qu'on dit en judo pour dire "combattre"), dans la catégorie supérieure : même poids mais plus âgés... Je tremblais de peur et ne réalisais rien de bon. Depuis ce jour là, j'ai developpé le sindrome du judo...c'est une théorie réfléchie par mon père selon laquelle je compromets inconsciemment mes chances par peur de gagner et donc d'être confronté à meilleurs que moi...
J'associerai à cet évènement celui du passage de grade. J'étais en ceinture "bleue" (à deux ceintures de la noire)... mon maître avait créé toute une série de mouvements à reproduire afin d'obtenir ce "graal". Tout mon groupe, dont j'étais le plus jeune, passait cet examen... au final, le maître me désignait comme celui qui avait le mieux réussi cet ensemble de mou
vement ce qui me donnait droit à monter de grade mais j'étais "trop jeune" pour cela, alors je
n'obtenais rien du tout... nouvelle déception...
Tout cela pour dire que je me débrouillais pas mal et que le destin en a choisi autrement pour ma carrière sportive. Jamais , je n'aurai pu vivre du sport puisque je sens bien qu'il me manque ce petit "plus " qui anime les professionnels et les champions, mais j'aurai pu connaître autre chose que le genre de galère de Castelnaudary.
- La plus belle victoire ? En dehors du judo, je n'ai pas gagné beaucoup de fois et cela n'a jamais motivé ma présence au départ de courses ou de match. Ce que je recherchais, c'était l'effort en lui-même... j'aime avoir mal aux jambes... j'aime donner le meilleur de moi-même sans penser à la tactique de course à employer pour faire sauter tel ou tel coureur... j'aime l'effort et ce petit goût du sang dans la bouche quand celui-ci est total... en conséquence, ma plus belle victoire est celle de me maintenir en forme, de continuer à faire du sport à mon âge, d'avoir rencontré des gens extraordinaires comme Duffy, Titus, Jacos, Jean Marc, Eric, Laurent, Sylvain, Mago, et d'avoir des souvenirs de sorties cyclistes avec mon frère et mon père... des moments à nous que personne ne nous enlèvera et que j'espère ne jamais oublier...
- Quels sports ai-je pratiqué ? J'ai débuté par le Judo avant de passer au Rugby, d'enchaîner par le Basket ball, le Cyclisme et le Triathlon. Quelque soit les sports, je me suis toujours bien débrouillé avec de nombreuses victoires en Judo (j'étais le David Douillet de la Région...), une sélection régionale en rugby, un panier mémorable en basket qui a fait lever toute la salle et de belles choses aussi bien en Cyclisme qu'en Duathlon et Triathlon.
- Le Pire souvenir ? Il est encore frais dans ma tête puisqu'il s'agit du Triathlon de Nice. Titus m'avait passé sa combinaison et je prenais le départ avec mon Jacos... jusqu'ici tout va bien. Je me régalais donc en natation (4km) et à vélo (120km) mais au bout de 20km de course-à-pied, j'étais pris de maux d'estomac... impossible de me vider le long de la promenade des Anglais... je traînais donc cette douleur atroce pendant les 10 derniers kilomètres à pied qui me parurent interminables...
- Le Meilleur Souvenir ? Je crois que la plus belle chose que je n'avais jamais vécu de toute ma vie de sport, c'est Embrun... j'étais en pleine forme, l'épreuve était énorme, l'ambiance inoubliable... c'était une aventure extraordinaire du début de la préparation jusqu'au franchissement de la ligne d'arrivée... jamais je n'avais été aussi prêt et heureux de prendre le départ d'un mythe. Ensuite, le contexte était aussi inoubliable puisque je vivais ça avec Vivi ; ensuite c'était la première fois que je roulais dans les Alpes ; enfin je réalisais mon rêve : terminer un Iron Man.
- La Pire défaite ? Bien sûr je crois que le pire souvenir est cette finale du Challenge Mizuno à Castelnaudary où Lionel Ricard m'enlèvais accidentellement ma chaussure au bout de 500m de course-à-pied... ce jour-là , j'ai perdu la tête du classement général du Challenge pour quelques points face à un très costaud Sébastien Sarda qui n'est pas n'importe qui dans le monde du Triathlon. Mais comme le pense mon père, cette défaite était préméditée depuis bien longtemps.
Comme je le disais, j'ai pratiqué le judo. J'adorais ça entre le passage de grade et les compétitions, je me régalais mais deux choses ont freiné mon ascension. La première était cette compétition à la maison du Judo où, faute de combattants de mon âge, je tirais (c'est comme cela qu'on dit en judo pour dire "combattre"), dans la catégorie supérieure : même poids mais plus âgés... Je tremblais de peur et ne réalisais rien de bon. Depuis ce jour là, j'ai developpé le sindrome du judo...c'est une théorie réfléchie par mon père selon laquelle je compromets inconsciemment mes chances par peur de gagner et donc d'être confronté à meilleurs que moi...
J'associerai à cet évènement celui du passage de grade. J'étais en ceinture "bleue" (à deux ceintures de la noire)... mon maître avait créé toute une série de mouvements à reproduire afin d'obtenir ce "graal". Tout mon groupe, dont j'étais le plus jeune, passait cet examen... au final, le maître me désignait comme celui qui avait le mieux réussi cet ensemble de mou
vement ce qui me donnait droit à monter de grade mais j'étais "trop jeune" pour cela, alors je
n'obtenais rien du tout... nouvelle déception...Tout cela pour dire que je me débrouillais pas mal et que le destin en a choisi autrement pour ma carrière sportive. Jamais , je n'aurai pu vivre du sport puisque je sens bien qu'il me manque ce petit "plus " qui anime les professionnels et les champions, mais j'aurai pu connaître autre chose que le genre de galère de Castelnaudary.
- La plus belle victoire ? En dehors du judo, je n'ai pas gagné beaucoup de fois et cela n'a jamais motivé ma présence au départ de courses ou de match. Ce que je recherchais, c'était l'effort en lui-même... j'aime avoir mal aux jambes... j'aime donner le meilleur de moi-même sans penser à la tactique de course à employer pour faire sauter tel ou tel coureur... j'aime l'effort et ce petit goût du sang dans la bouche quand celui-ci est total... en conséquence, ma plus belle victoire est celle de me maintenir en forme, de continuer à faire du sport à mon âge, d'avoir rencontré des gens extraordinaires comme Duffy, Titus, Jacos, Jean Marc, Eric, Laurent, Sylvain, Mago, et d'avoir des souvenirs de sorties cyclistes avec mon frère et mon père... des moments à nous que personne ne nous enlèvera et que j'espère ne jamais oublier...
er pris en plein milieu du peloton... Voilà bien le charme de ce sport... Heureusement, je ne
serai pas tout seul du club, ça rassure toujours un peu... mais le mieux, c'est ce qui suit !
Ma main était en sang ! Je ne
sentais plus mes doigts certainement assaillis par la douleur... j'étais pile à 25km de mon appartement, je rentrais donc au plus vite salissant ma jolie guidoline toute neuve ! Ces quelques
kilomètres avalés au plus vite, ont été les plus longues de toute ma petite vie ! Même la côte de Chalvet lors d'Embrun, était de la rigolade ! Une fois arrivé, Virginie avait
la gentillesse de ne pas en rajouter (l'état de mes doigts étant une punition suffisante) et me conduisait de suite aux Urgences... nettoyage, drainage et bandage ont été les opérations
successives pour rétablir mes doigts...
Et pour bien me préparer, en
plus de prendre ce temps de repos nécessaire, je me suis rendu à l'Institut Clinique d'Ostéopathie à Labège... c'était la première fois que je me faisais "manipuler" par un
Ostéopathe... il m'a traité mes "fameux" tendons d'achille... sur le vélo, je ne sens pas grand chose sauf lorsque j'effectue du travail de force... alors c'était l'occasion de traiter cela. Il
est parti des chevilles pour remonter jusqu'au cerveau. Il est aussi passé par mon bassin tout en douceur sans faire craquer... quel bonheur ! Je suis sorti vidé et encore aujourd'hui je me sens
fatigué, mais c'est normal car lorsqu'on remet tout en place, il faut laisser le temps à son corps de retrouver ses anciennes marques... déséquilibré, mon corps s'est habitué à compenser. Alors,
de retrouver sa position initiale, cela lui demande du temps. Pour la petite histoire, je n'ai payé que 15 euro... ça vaut vraiment le coup !